Le Kung-Fu
Le mot Kung-fu, qui veut dire « homme accompli par son travail, notion de travail parfait et ce dans n’importe quel domaine », est un dérivé de Kong-fu.
Il a été introduit par les films d’arts martiaux Chinois dans les années 60-70. Le bon terme est WUSHU qui peut vouloir dire « art de la bravoure, art de la guerre » et qui depuis l’arrivée du communisme en Chine en 1949 est devenu le nom pour l’ensemble des techniques individuelles de combat martial.

Les premières traces de Wushu remontent à 3000 ans. Le combat de l’époque était plus basé sur de la lutte sans frappe. Le combat de Kung-fu connu à notre époque remonte aux années 500 grâce au moine bouddhiste Bodhidharma (460-534) venu d’Inde à Shaolin pour prier avec les moines du monastère qui est devenu le lieu de départ d’un grand nombre d’arts martiaux en Asie.

Bodhidharma est venu en Chine avec ses techniques de combat venant du Vajramushti pour créer la base du Kung-fu que nous connaissons actuellement et fut le fondateur du Bouddhisme Chan qui est un Bouddhisme plus basé sur les arts martiaux.
Le Kung-fu est divisé en deux grandes familles ; la première dite interne « douce » et la deuxième dite externe « dure », destinée au combat. En interne, nous pouvons trouver le Qi-gong (ou Tchi-gong), le Tai-ji-quan (ou Tai-dji-tchouaan, Tai-chi-chuan, Taichi) où nous trouvons du Tao avec ou sans armes. En externe, nous pouvons trouver le Tao lu (ou Tao qui est l’équivalent du kata en karaté) avec ou sans armes, et les méthodes de combats à mains nues ou avec armes Sanshou : Sanda, Sanda X, Sanda Pro et Quinda (qui est le combat traditionnel).

Il faut savoir que le Kung-fu est très secret car les Chinois considèrent leur Kung-fu comme un de leur patrimoine et ils ne voulaient pas l’exporter dans d’autres pays puisque le Kung-fu les protégeait contre les envahisseurs. Dans chaque village une famille pratiquait la Boxe chinoise et protégeait son village, le Sifu (maître) en Kung-fu enseignait à sa famille et la connaissance allait de génération en génération. C’est pour cela qu’il n’y a que +/- 120 styles de Boxe chinoise que nous connaissons, mais qu’il y en a en réalité beaucoup plus (on peut encore trouver des styles dans des petits villages en Chine).
Lexique
Kong-fu : Aussi Kung-fu : « travail accompli », « travail dur », « homme accompli par son travail ». L’expression est devenue, et jusqu’en Chine même, le terme générique pour désigner tout un ensemble de techniques de combat avec ou sans armes. En réalité, le terme exprime simplement la notion de travail d’accomplissement, et ce dans n’importe quel domaine. Un terme plus exact est cependant Quan-fa ou encore Quan-shu, qui désigne la technique de combat à mains nues (boxe chinoise), celle-ci n’étant elle-même qu’un volet du Wushu.

Qi-gong : Exercices énergétiques, entraînement de l’énergie interne (par le souffle, la concentration, la méditation). Désigne l’ensemble des méthodes destinées à contrôler, régulariser, diriger, le flux d’énergie immatérielle circulant dans le corps humain, dans les méridiens d’acupuncture (jing-luo).
Quinda : Règles identiques au Sanda sans les poings au visage (combat traditionnel avec petits gants de Kung-Fu).
Sanshou : 1) Désigne les exercices dans lesquels deux partenaires s’affrontent librement. Le Sanshou reste surtout défensif et n’est enseigné qu’aux étudiants confirmés. On répartit les techniques en quatre groupes : Da (agir avec les membres supérieurs), Ti (agir avec les membres inférieurs), Na (agripper, porter des clés, étrangler, presser les points vitaux), et Suan (jeter à terre). 2) Aussi Sanda : combat libre en boxe chinoise. Les protections utilisées : protège-dents, coquille, casque, plastron, protège-tibias, gants de boxe ou de Kung-Fu.
Sanda : Combat libre sportif et moderne apparu en Chine en 1979, discipline combinant la Boxe chinoise (Quan-fa) et la lutte (Shuai-jiao). Les combattants sont en short et tee-shirt, portent des gants de boxe anglaise, des plastrons, un protège tibias et un casque. En Sanda X, ils ne portent que les gants de boxe et les protège-tibias. En Sanda Pro, les combattants ne portent que les gants de boxe.
Le ring fait 8m de côté - sans cordes - et est à 50 cm du sol. Pour le Sanda Pro, il est possible que le ring fasse 6m de côté avec cordes.
Tai-ji-quan : Système de Boxe classé dans le courant interne. On en parle souvent comme d’une Boxe contre l’ombre ou d’une méditation en mouvement. Les mouvements sont lents et permettent de travailler tout le corps et l’esprit (par la concentration) et de trouver une harmonie totale. Technique millénaire. On la retrouve de plus en plus dans nos pays.
Tao lu : Séquences d’enchaînements de combats dans les écoles (Pai en chinois ou Dojo en japonais) de boxe chinoise, correspondant aux Kata japonais. Il en existe aujourd’hui un nombre incalculable, provenant de la multiplication des styles.
Vajramushti : Ancienne technique de combat apparue en Inde, probablement plus de mille ans avant J-C. Certaines techniques passèrent dans le Kalaripayat et dans le Wushu (Kung-fu) par Bodhidharma.